Alchimie,

Intuition et réminiscences

Soli Lacos (Elixir de gui)

Hasard.

 

Il est parfois des chemins qui s'ouvrent à vous sans que l'on ait, à un moment donné, pris une direction volontaire.

Sur sa demande, j'ai cherché à procurer du gui à une amie que la science d'Hermès passionne depuis fort longtemps.

Lors d'une promenade, une impression que je reconnais à présent m'a fait lever les yeux. Sur les bords de Seine, un vieil arbre était perclus de gui. Aujourd'hui, je ne saurai dire de quelle espèce* il s'agit. Mais je fais confiance à cet instinct.

 

 

(*) Aubépine.


 

(22/12/2015)


Au solstice d'hiver, muni de ma scie au bout d'une perche extensible, je m'en suis cueilli une belle grappe.

 

 

 

Par un hasard exceptionnel, ce jour-même je vis dans le jardin d'un vieil ami un pommier bas ... rempli de gui. Cette cueillette fut plus aisée.

 

 

Le don lunaire issu du pommier fut mis de côté pour l'instigatrice de l'élixir.

 

 


 

Le doigt dans l'engrenage.

 

Pris au jeu, je décidai d'appliquer les éléments en ma connaissance avec le don qui m'avait été personnellement octroyé :

 

 

 

- Feuilles et branchettes furent patiemment réduites en petits morceau et mis en solve.

- Un bocal identique accueillit les baies.

 

 

- Et nos récipients furent mis à l'ombre en attendant le printemps.. et qu'Hermès veuille bien nous accorder la suite des enseignements. 

 


Broyage. 

 

28/02/2015

 

Un petit message d'aide informa mon amie de la suite à donner :

Tu fais au plus simple à la lumière de tes expériences passées et selon tes disponibilités car ce travail doit se faire dans la bonne humeur :-)

Tu récupères le menstrum des branchettes et des feuilles.Tu calcines le caput mortuum,

lessives pour récupérer les sels fixes, mélanger et circuler.

Pour les fruits, les as-tu broyés en court de macération ?

 

(...heu...)

Le broyage des fruits fut effectué immédiatement !

Une masse poisseuse s'était déjà formée par l'action de l'alcool qui avait agit sur les baies : une sorte de film de colle reliait tous les éléments au milieu de l'alcool.

 

 


Cette manipulaion continua à créer un magma poisseux.

 

 

Le véritable mystère du gui reposerait-il dans cette glu... ?

Y aurait-il une relation entre cette colle, et la capacité du gui à "fixer la Lumière" ?

 


Filtration.

 

01/03/2015

 

De notre bocal avec tiges et feuilles, la teinture fut extraite.

 

 

 

Puis distillée...


 

 

L'observation de cette fin d'opération fut instructive : dans la teinture, on retrouvait bien cet élément collant qui faisait la spécificité des baies. Cette propriété ce retrouvait certainement -de façon subtile- dans notre distillat.

 

 

 

Notre Mercure, d'une belle odeur,

 

 

 

fut soumis à la pleine lune immédiate, pour accentuer ses propriétés mercurielles.

 

 

 


Calcination.

 

Pendant ce temps-là, tiges et feuilles passèrent de vie à trépas.

 

 

 

 

 

Jusqu'aux précieuses cendres, support d'une nouvelle vie...


 

 


4/03/2015

 

En réponse à ma demande, un ami charitable me soumit ce filon d'André SAVORET :

Je suppose que tu as déjà lu ce texte mais au cas où ...

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/ASavoret/Visage_Druidisme/Chap15.htm

 

Les passages suivants attirèrent notre attention :

 

J'irai plus loin pour les oreilles assez fines : de même qu'il existe pour chaque règne (...) un réceptacle du feu, il est dans chaque règne un sujet plus particulièrement apte à condenser ce feu, dans les conditions requises. Dans le règne végétal, le Subjectum Artis est le gui. Non, toutefois, celui de pommier ou de peuplier, mais celui du chêne (et, à un moindre degré celui d'une autre essence relative­ment proche de ce dernier)
. Et le médium de cette préparation n'est autre que l’alcool, traité d'une certaine façon qui ne relève pas de la chimie actuelle. Avec l'alcool ordinaire, l'on fait des alcoolats ou des teintures de plantes. Avec l'alcool philosophi­quement préparé l'on obtient une véritable Tinctura, par une dissolution radicale des principes végétants. Sans doute, l'on peut tirer du gui un remède selon les règles de la pharmacopée cou­rante mais inférieur dans ses résultats curatifs à celui que prépa­raient les druides.

-> Quelle est cette autre essence proche du chêne ?
(densité proche 0,65 à 1: mûrier, aubépine, hêtre dur, frêne dur, accacia, érable sycomore, charme, buis, olivier, houx)

-> Notre alcool doit bien être philosophique.

 

Mais je ne saurais quitter le gui sans dire quelques mots sur l'œuf de serpents, dont cet excellent Pline a parlé au rebours du bon sens, comme cela lui arrive quelquefois. Il en donne la genèse suivante :
En été se rassemblent et s'enlacent une multitude de serpents collés par leur bave et leur exsudât. Il en résulte une boule appelée « œuf de serpent ».Les druides (ou réputés tels) le disent projeté en l'air par les sifflements de ces reptiles. Il faut le rece­voir dans un sayon sans qu'il touche le sol et le ravisseur doit s'enfuir à cheval, poursuivi par les ophidiens jusqu'à ce qu'une rivière s'interpose entre eux et lui. (...)
Et Pline d'ajouter : « Pour ma part, j'ai vu un de ces œufs fameux chez les druides ; il était gros comme une pomme moyenne, sa coque était dure et portait de multiples cupules comme celles des bras du poulpe. »
Selon la tradition, même « exotérique », du druidisme, ce ne sont pas les serpents, mais leur bave qui forme une boule... qu'il faut recueillir dans un sayon sans qu'elle touche le sol, modus operandi mentionné par ce même Pline dans la cueillette du gui !...
Au risque de passer pour un doux maniaque ou pour un charlatan de l'occulte toujours prêt à se retrancher derrière « le secret de l'initiation » dès qu'on le serre d'un peu près, je dirai que le récit fait à Pline et rapporté fidèlement par lui, ren­ferme un des secrets majeurs du sanctuaire sous son apparence de conte à dormir debout. Et que ce secret n'est pas de nature à être divulgué, galvaudé, à la légère ! Certains, je l'espère, comprendront mon allusion et approuveront ma réserve, forte­ment motivée. Je me contenterai de dire ce qui peut l'être :
Dans la préparation très secrète du gui, en tant qu'élixir du savoir (et non en tant que remède), l'on pouvait opérer de deux façons : soit sur la plante torale, soit exclusivement sur les baies visqueuses, lesquelles, en cours de travail, prenaient l'aspect d'une « bave » ou d'une écume blanchâtre. L'on utilisait de préférence l'élixir extrait des feuilles à l'intérieur et l'onguent obtenu par la sublimation des baies à l'extérieur, sur l'emplacement de cer­tains plexus. L'on pouvait en outre, selon la limite qu'on enten­dait assigner aux facultés « psi » de certains disciples, se borner à l'onction épidermique, sans faire usage de l'élixir, notablement plus actif.
Le tout, c'était de « monter à cheval », c'est-à-dire, de maî­triser son véhicule psychique, et, surtout, de « passer l'eau » sans encombre. De l'autre côté du « fleuve » on était hors de danger, et initié effectivement (non en formules creuses) au degré où l'initiateur responsable le permettrait, degré dépendant à la fois du dosage judicieux des substances mises en œuvre, de la durée de la préparation physiologique, et de la qualification acquise par l'initiable.

-> "L'oeuf de serpent" ne serait-il pas cet amas visqueux formé par la glu au sein des baies délitées par l'alcool, et par notre broyage...

-> Cet "oeuf dur", "gros comme une pomme, à la coque dure et plein de cupules" ... pourrait-il être notre amas de colle, qui aurait été séché ? les nombreuses petites peaux de baies séchées, restant à la périphérie, donnant ce relief de cupules (petites coupes)...

-> Dans ce cas, il n'y aurait pas de calcination finale de cette partie pour en extraire d'autres Sels. On pourrait imaginer seulement une filtration de l'amas dans un linge bien serré, pour en extraire Mercure et Soufre. Le séchage de l'amas de glu donnerait plus tard cette "pomme"...

 


 

20/03/2015

 

Le hasard du surf nous amena vers cette autre étude très intéressante, signée Claire BONNET :

http://www.bucheron-sylviculteur.fr/Le-Gui-Plante-de-Lumiere.html

 

Pas de question suite à cet article plein de poésie, mais l'importance du gui n'en était que plus étayée, et notre attention soutenue.

 


 

24/03/2015

 

Lavation

Nos cendres ont été dissoutes dans un distillat d'eau de pluie, laissé reposer, puis le liquide clair a été prélevé et filtré. L'opération a été faite 2 fois.

 

 

 

Lixiviation.

 

Filtration, avec un morceau de coton serré dans l'entonnoir.

 

 

 

Après évaporation sur une plaque chauffante, notre Sel apparaît ...

 

 

Beau Sel, farineux.

 

 

Nouvelle tentative,

 

 

Et par raclage, récupération à nouveau d'un Sel avec une belle structure ,

 

 

Et une 3e tentative redonna un supplément de Sel.

 


 

28/03/2015

 

Homéopathie

 

Notre Mercure de feuilles et branches a été inséré dans la préparation des baies, qui fut remise sous couveuse.

 

Une petite partie de ce Mercure fut conservée, pour une première médecine.

- Dans une petite fiole vierge, on verse un peu de notre Mercure, puis on l'enlève. Seule la trace qui reste servira de première goutte. On rajoute 5ml d'alcool à 50% environ, qui feront nos 100 gouttes. On ferme, et on agite vigoureusement le mélange. le mieux, c'est de le taper vigoureusement 100 fois contre notre paume, ou par terre (avec un léger tapis). Et voilà, nous avons notre dilution à 1CH (et un grand merci à Matthieu pour cet enseignement).

- On jette le contenu dans un récipient-poubelle. Seule la trace qui reste servira de première goutte. On rajoute 5 ml d'alcool à 50%, qui feront nos 100 gouttes. On ferme, et on agite en tapant 100 fois. Et voilà, nous avons notre dilution à 2CH... etc.. jusqu'à 11CH.

 

 

Pour refaire un flacon à 11CH, il suffit d'une goutte d'un mélange à 10CH, ou inférieur.

 

Puis viennent les pilules...

 

Des granules homéopathiques vierges sont disposées dans une soucoupe bien propre, sur un sopalin neuf. On verse dessus juste quelques gouttes de notre mélange à 11CH, et on fait rouler le tout l'un sur l'autre doucement pour bien humecter les granules...

 

 

Le soleil, ou à défaut une bonne ampoule sécheront doucement le tout
(ici, une précieuse ampoule SoftTone 60W de Philips).


 

Mesures radiesthésiques des taux vibratoires
Produit : Teinture 3 CH 5 CH 9 CH 11 CH granules
en 5 CH
granules
en 11 CH
Taux : 20.000 Å 15.000 Å 30.000 Å 45.000 Å 55.000 Å 70.000 Å 80.000 Å

 

 


 

Magma, baies, oeuf de serpents...

 

Retour à notre second bocal, qui avait reçu notre Mercure feuilles-branches.

 

 

 

Séparation des élements liquides et solides.

 

 

 

Broyage supplémentaire au mortier-pilon, la masse n'est pas aussi gluante que précédemment. Il est possible qu'une partie importante de la glu ait été dissoute dans la teinture.

 

 

 

La filtration de la teinture semble très longue... peu de liquide passe le col de la ouate...

 

Finalement, cette filtration sera abandonnée. On met tout dans la cornue ...

 

Longue distillation, avec une température montant doucement jusqu'à 89° à la fin

 

Notre magma du début,

 

puis ces nuages orangés vont s'amalgamer ...

 

et nous arrêtons lorsqu'il ne reste qu'un ciel d'orage .

 

 

Dans le distillat clair, des phénomène curieux sur la fin de la distillation :

En tombant du bec de la cornue, les gouttes troublent le liquide, c'est donc autre chose que de l'alcool :

 

 

Juste après, de nombreuses gouttes minuscules remontent à la surface..

Ce n'est pas de l'eau, elle se serait mélangée à l'alcool

 

Et l'on retrouve à la surface ces traces (comme les hydrocarbures dans les flaques d'eau)...
notre glu peut-être ?

 

Au bout de 50h de distillation, 

 

(détail de notre fond de cornue)

 

Puis le distillat, le fond de cornue et le magma de baies, remis ensemble,
iront maturer encore une semaine.

 

 


 

Nous continuons à chercher des informations sur les opérations qui doivent suivre.

Cette réponse m'apporte un nouvel éclaircissement ...

 

J'ai compris que la signature équilibrée soli/lunaire du gui de chêne fait son intérêt (le gui étant pour moi plutôt lunaire mais parasitant une plante solaire).

 

Le caractère soli-lunaire ? Alors peut-être du gui, poussant sur un autre arbre solaire que le chêne, aurait-il aussi cette même propriété ...

 

 

 


 

27 septembre 2015

 

Cela paraissait évident.

Récemment, notre bocal est sorti de la chaleur douce de la couveuse, pour prendre quelques bains lunaires d'une rare intensité. 

 

Et lorsque l'évènement attendu est arrivé, nous étions de concert à ce spectacle que la nature nous offrait.

Alors que tout dormait, au-delà du simple alignement de 3 astres, nous étions abreuvé d'une énergie peu commune, aux vertus transmutatoires pour les émotions enfouies, disait-on.

 

J'attendais un signe pour passer à la phase suivante, celui-ci me semblait d'importance. 

 

 


 

1er octobre 2015

 

 

Notre magma eclipso-lunarisé est tamisé,

 

serré, puis égoutté.

 

 


 

11 octobre 2020.

Impérieuse nécessité, besoin de soins pour une âme Câline.

Soufre, Sel et Mercure sortent de leur retraite.
L'opérateur aussi.
5 ans pour avoir une Connexion Energétique et une Conscience accrue.
"le Temps est sans importante, seule la Vie importe" (le 5e Element).

Une Energie de réveil est apportée.

 

L'atmosphère a été modifiée. Les effets du remède sont déjà tangibles.
Depuis 8 jours, juste après la décision du travail à faire.

Wouaouh ... !

Preuve s'il en fallait, que le travail de l'Alchimiste est actif par l'Information. 
Le laboratoire n'est qu'une mise au propre, peut-être nécessaire pour sous-tendre nos croyances.

"je vais le faire" -> décision suffisante pour déclencher l'Information -> action dans la matière.
et je le fais, effectivement, pour y croire encore la prochaine fois que je dirai "je vais le faire".

Cercle vertueux... La croyance s'appuie plus facilement sur les actions déjà réalisées.

 

Heure planétaire Solaire ...

Nous retrouvons notre Soufre ... beau miel noirâtre, et notre Mercure limpide.

Une cuillère de Soufre ? il se laisse récupérer comme un vieux miel solidifié.

Le mélange avec son Mercure est étonnant... peu à peu, il se dissout, entièrement.

 

 

Confiant, nous pouvons rajouter des 2 matières avant de mettre notre Teinture sous couveuse.

 


 

15 octobre 2020.

Le Sel des boules de gui avait été solarisé.
Il lui est adjoint le Sel feuilles/branches.

Puis notre Sel est lentement imbibé de notre Teinture.

Et notre Elixir est remis en maturation sous couveuse...

 

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