Intuition et réminiscences
31 Mars 2014
Il est des travaux dont on ne peut dire quel en sera le cursus avant d'avoir terminé.
Si certains passent 10, 20, 30, voire 40 ans(!) dans les livres avant d'aborder timidement le laboratoire, pour d'autres, l'enseignement passe parfois pas des canaux que l'on ne sait expliquer.
On parle du "Collège de la nuit" pour ceux qui retrouvent dans le sommeil de véritables temps d'apprentissage. Nous nous retrouvons à plusieurs pour des cours avec un Maître. Au réveil, les bribes qui nous restent sont très nettes, mais la mémoire reste coîte sur les Enseignements abordés. On revoit bien ce Maître qui dirigeait souvent ce qui ressemble à des travaux pratiques de laboratoire : on le connaît, on le respecte. Mais revenu à la réalité (?) il reste impossible de mettre un nom ou un visage sur cette présence si proche. Et à part quelques images d'appareillages, rien ne transpire.
C'est en mettant les mains à l'ouvrage que des gestes, des intuitions, des certitudes et une guidance vers telle ou telle phase submergera notre esprit perdu. Le travail semblera guidé.
Comment discuter avec d'autres personnes des raisons qui nous poussé à travailler de telle façon (alors que les auteurs restent muets ou nous guident ailleurs) ?
Comment justifier cette impérieuse envie de faire telle action d'un seul coup alors que l'on laissait reposer cette fiole depuis des mois ?
Mais quel plaisir de succomber à cette brutal changement d'emploi du temps, et mettre notre matière à la pleine lune, ou marier deux travaux, rempli d'une sensation que je ne saurai ici décrire.
Dubuis disait que l'Instructeur du collège de la nuit, c'est ... nous !
Et si les expériences accumulées en d'Autres Temps peuvent resurgir lorsque les canaux sont ré-ouverts, je ressens mieux cette incantation qui m'est revenue :
"Du fond des âges, et du fond de la mémoire..."